INTRODUCTION.
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Calée, et qne son mari avait été inhumé en 1738 [dans l'église des Augustins du même lieu, ainsi qu9U l'avait demandé, et ce en présence du sieur Pierre Chapuis, « exécuteur du testament dudit sieur de Montalant1. » Ges indications devaient me faire supposer que je trouverais à Argenteuil quelque acte relatif à la maison de la fille de Molière, ou le testament de M. de Monta­lant, et l'un ou l'autre de ces actes pouvait me mettre sur Ia trace de papiers plus anciens concernant la succession de Molre lui-même. Il n'y avait que deux notaires dans cette localité, et les recherches y seraient sans doute plus faciles que dans les nom­breuses études de Paris.
Les minutes des anciens tabellions au bailliage d'Argenteuil, conservées aujourd'hui dans l'étude de M. Dessain, ne renfer­maient aucun des actes que j'y cherchai; j'y découvris seulment un inventaire fait après la mort de Marie-Louise de Rachel, dame des Lèzes, décédée en 1737 dans la maison de Claude de Rachel de Montalant, son oncle, rue de Calais. L'unique intérêt de cette pièce consistait dans Ie nom de la rue où demeurait M. de Montalant et où était morte la fille de Molre, nom défi­guré par celui qui avait rédigé l'acte de décès de Mme de Mon­talant. Il y avait encore à Argenteuil une rue de Calais, et l'une des plus anciennes maisons de cette rue appartenait à M. Ré-cappé, membre du Conseil général du département de Seine-et-Oise, et autrefois notaire à Argenteuil même. Cette coïncidence était de bon augure; et en effet, parmi les titres de propriété de M. Récappé, qui voulut bien me les communiquer avec une ex­trême complaisance, se trouvait un contrat passé en 1736 devant Me Boivin, notaire au Châtelet de Paris, par lequel Claude de Rachel, sieur de Montalant, demeurant rue de Calais, paroisse Saint-Denis d'Argenteuil, donnait au couvent des Augustins de ee bourg une chapelle, sous l'invocation du Saint-Esprit, qu'il avait fait élever k côté de sa maison, en réservant par cette dona­tion aux possesseurs futurs de sa propriété le droit d'entrée dans une tribune, construite au-dessus de la porte cochère et donnant dans la chapelle'. A cet acte, passé en présence du sieur Pierre
1.  Histoire de la vie et des ouvrages de Molière, par M. J. Taschereau; 3* édition, 1844, ln-12, page 265.
2.  Document n° LXIII.